| La médecine du handicap : une nécessité |
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| Médecine du handicap | |
| Ecrit par Monique Martinet | |
| lundi, 05 janvier 2009 08:14 | |
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Mots-clefs : médecine - handicap
Le médecin d’établissement a une pratique très différente de celle du médecin de famille ou du spécialiste. Les rapports qu’il entretient avec les enfants, les adultes handicapés s’inscrivent dans le quotidien. Ils doivent avoir pour but une optimisation de l’état de santé, pour un plus grand confort de vie et un meilleur impact des activités éducatives. Le plus grand soin doit être apporté au diagnostic initial, qui permet d’orienter les actions thérapeutiques et de fournir une référence pour le contrôle des évolutions.
Tout doit être fait dans l’optique de mieux vivre avec le handicap :
Plusieurs des symptômes cliniques que nous allons évoquer dans ce qui suit sont présents chez le même sujet et ne doivent pas être traités séparément, compte tenu des interactions cliniques et thérapeutiques. Si le handicap nécessite une approche pluridisciplinaire, la démarche médico-rééducative doit tenir compte de chaque élément, mais aussi de la globalité de la personne. Ainsi, par exemple, avant l'indication du port d'une prothèse, le médecin doit dépasser la problématique strictement orthopédique, pour essayer d’évaluer la contrainte et le retentissement psychique qui en découleront pour la personne, mais aussi ce que représentera concrètement sa mise en place pour les parents.
Aussi, sa démarche doit-elle être multiple, faite d'ouverture, de quête théorique, de formation, d'échanges avec les autres professionnels, et même de créativité. L'essentiel est la relation harmonieuse qu'établissent les adultes avec l’enfant, pour l'épanouissement de la personne handicapée dans son bien-être corporel et dans toutes ses capacités : affectives, relationnelles, sensori-motrices et cognitives.
Attardons-nous à reconnaître et à encourager les aptitudes à voir, à entendre mais aussi à sentir, à goûter, à percevoir les vibrations, la douleur, les variations thermiques, les discriminations fines des objets. Veillons à ce que les enfants aient un bon équilibre, indispensable à l'établissement d'une communication, elle-même préalable à toute évolution.
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