| Décision prise : Situation n°4 - manifestations hallucinatoires |
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| Ecrit par Monique Martinet | |
| lundi, 23 mars 2009 00:00 | |
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Rappel de la Situation 4Les parents de ce jeune adolescent, agé de quinze ans, consultent en raison d'une symptomatologie présentée par leur fils, leur faisant évoquer l'existence de manifestations hallucinatoires chez lui. Ce jeune a présenté des troubles du comportement très précocément : - Petit, il pouvait hurler en public, ne supportait pas d'aller sous le préau en récréation, apparaissait très contrarié par les changements surprises. L'enfant a une sensibilité très marquée aux odeurs de brulé. - En grandissant, les liens de son discours n'apparaissent pas toujours évidents. Il est très lent pour prendre des initiatives. Il regarde souvent vers le sol. - Adolescent il se dit toutjours très géné par des peurs auxquelles il attribue une couleur, toujours la même, ou des parties de tel ou tel objet, toujours les mêmes.Il ne peut guère entrer dans certaines pièces de la maison à cause « des carreaux des portes et fenêtres » qui l' « impressionnent ». - Il est très géné par des phrases émises par son environnement et qui le vexent. - Ses propos sont parfois très répétitifs, comme si cet adolescent en cherchait la signification exacte. Cet adolescent suit une scolarité de façon souvent interrompue, notamment par une fatigue et de faibles capacités de concentration. Ses capacités intellectuelles sont normales.
Décision priseLa question soulevée est celle du diagnostic étiologique de ces manifestations comportementales : syndrome d'Asperger? Symptomatologie schizophrénique? Troubles Obsessionnels Compulsifs?
Réflexion
Dans le syndrome d'Asperger, il est décrit des routines et des comportements répétitifs, par angoisses de changement, difficultés de repérage social ; mais sans critique et sans la lutte anxieuse contre les obsessions telle qu'observées dans les Troubles Obsessionnels Compulsifs, en lien avec une conscience du trouble.
Les thèmes d'interêts sont souvent plus approfondis dans le sens d'une culture dans les pathologies Obsessionnelles Complusives ; alors qu'ils sont plus à caractère pseudo-scientifiques chez les patients « Asperger ».
Les conversations récurrentes autour d'un thème précis, les perceptions de l'environnement chez le patient « Asperger » ne doivent pas être confondues avec les hallucinations de la personne schizophrène. Les signes cliniques associés vont aider au diagnostic différentiel entre ces deux pathologies. |
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| Mis à jour le ( mardi, 31 mars 2009 21:20 ) |